Alexis Arette-Lendresse, air de Despourrins
O May chens qui Ia terre, Nou séré qué de plous,
Rcync dc las doulous sou qui t’apère,
Dou clot lou mèy prégoun, bache lou froun…
Qu’èy tu, may co-plagade, aù soum dou Golgotha
Qui d’aquet tan gran aùta, Diu t’a balhade,
En taùs praubés pécadous perguts de plous…
Las aùnous de la terre, nou soun d’arré taùs mourts,
Reyne dou gran secours, Daune tant bère,
Dou Diu ressucitat, prègue piéytat !
Pieytat en taùs qui plouren, d’esta deséparats,
Nou dèches désespérats lous qui démouren,
Més d’en soum balheu-s la ma, ta camina !
Cadu qu’èy lou tou maynadyé, Nou-s dèchés esbarri
Goarde-n sé sou bou camin, dou grand passadyé,
Estéle dous esproubats, dan-sé la pats !
-------------------------------------------
O mère sans qui la terre ne serait que pour pleurer.
Reine des douleurs, sur celui qui t'appelle,
De la fosse la plus profonde, penche ton front !
C'est toi, Mère au cœur déchiré, au sommet du Golgotha
Que de l'autel le plus haut - Dieu t'a donnée
Pour nous, pauvres pêcheurs perdus de pleurs !
Les honneurs de la terre ne veulent rien pour les défunts !
Reine du grand secours, Maîtresse si belle,
De ton fils ressuscité implore pitié !
Pitié pour ceux qui pleurent d'être ainsi séparés.
Ne laisse pas dans le désespoir ce qui reste.
Mais d’en-haut donne-leur la main pour cheminer…
Chacun de nous est ton enfant ne nous laisse pas s'égarer !
Garde-nous sur le chemin du grand passage,
Étoile des éprouvés donne nous la paix.