Que s'en van de per lo monde, Los Lurons en Baladins
E darrèr eths vagabondan los refrins
Au quate orizons deu monde, Los Lurons en Baladins
Semian l’espoèr qui abonda dab antren.
Bateleurs, clowns ou tziganes, fous du roi ou bohémiens
C’est ensemble en caravane qu'ils sont bien
Du grand nord à la Cerdagne, du Maghreb jusqu'à Pékin
L’essentiel les accompagne en chemin
Quand leurs instruments s’élancent, une flûte, un tambourin
Chacun invente la danse et la soutient
Chacun découvre ses chances et pour l'autre est un tremplin
C'est d'une même espérance qu'ils ont faim.
Dites moi par quel miracle tout se transforme soudain
Quand commence le spectacle au matin
Quand ils traverse l’obstacle on les admire sans fin
Leurs chansons est un oracle qu'on rejoint.
Lorsque les nuits les surprennent, près du feu chacun se tient
Le silence les imprègne et les étreint
Pour que ce feu ne s’éteigne, veilleront jusqu'au matin
Je crois bien qu’il les renseigne sur demain.
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Ils s’en vont de par le monde, Lous Lurous et baladins,
Et derrière eux vagabondent leurs refrains.
Aux quatre horizons du monde, Lous Lurous et baladins ,
Sèment l’espoir qui abonde avec entrain.