Un rèbe de joenesse

A.Arette Lendresse

Lou sé qu’a la coulou d’ù rèbé de yoénesse
Quan la terre e lou ceù an l’air de s’appressa.
Aqueste sé tout blu, qué bouleri qu’estesse
Coum las ores d’amou qui-s démoure a passa.

Qu’escouti l’anyélus qui parle dab tendresse
De ço qui da la pats aù peys ou nem baduts
Un sinne d’amistat qu’ey mey que la richesse
Qué bié de l’aute part oun ey douce la luts.

Quan biengues près de you, au cò d’aqueste terre,
Oun droumin touts lous mès-escoute u drin abans,
Ta sabé quin t’aymey (si las cantes encoère)
Las cantes qui hasouy taùs gouyats de 20 ans.

Que-t canteran coum you lou rèbé de yoenesse
Quan la terre e lou ceu an l’air de s’appressa
Et la mis cansou que bouleri qu’estesse
Coum las ores d’amou qui-s demoure a passa.

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Le soir à la couleur d'un rêve de jeunesse
Quand la terre et le ciel semblent se rapprocher
Ce soir tout bleu, je voudrais qu'il soit

Comme les heures d'amour qu'il nous reste à vivre.
J'écoute l’Angélus qui parle avec tendresse
De ce que donne la paix, au pays où nous sommes nés

Un signe d'amitié, c'est plus que la richesse
Elle vient de l'autre partie, celle où la lumière est douce.
Quand tu viendras près de moi, au sein de cette terre
Où dorment tous les miens, écoute un peu, avant,

Pour savoir comment je t'aimais si tu les chantes encore
Les chansons que je fis pour les jeunes de 20 ans.
Elles te chanteront comme moi le rêve de jeunesse

Quand la terre et le ciel semblent se rapprocher
Et ma chanson, je voudrais qu'elle soit
Comme les heures d'amour qu'il nous reste à vivre.

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