Era canta de Jan

Denis Pécassou, Mélodie galloise

Arren n’aurà cambiat eth songe
Que Jan hesó un ser d’estiu,
Quan l’ompra deths cassos s’alonja,
Marià l’avè dit adiu.
Que se’n sovié enqüèra,
L’uelh clar que prometè bonur ;
A l’òra bruna, b’èra leugèra
L’esquera dens l’aire d’azur.

Au coin du bois où bleuit l’ombre
Jean se mit à rêver le soir.
Les jours peuvent venir sans nombre
Quand l’amour emplit le cœur d’espoir !
Il crut qu’elle serait douce,
La vie auprès de Maria,
Dans l’âme simple grandit et pousse
L’espoir qu’un regard y accrocha.

Mès partidas au vent deth monde
Las gojatas non tornan pas.
Jan sense plors, n’ei pas un conde
On vajó qu’ei tostemps demorat.
Qui va poder compréner
Se parli d’ua canta d’amor ?
Peths camps, per casa, tribalhs e pena,
De Jan tot sol qu’ei la cançon.

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Rien n'aura changé le rêve.
Que Jean fit un soir d'été.
Quand l'ombre des chênes s'allonge,
Marie lui avait dit. « Adieu ».
Il s'en souvient encore,
L'œil clair promettait du bonheur.
À l'heure brune, qu’elle était légère,
La clochette dans l'air d'azur.

Mais parties au vent du monde,
Les jeunes filles ne reviendront pas,
Jean sans pleure, ce n'est pas une affaire,
Là où Il est né est toujours resté.
Qui pourra comprendre
Si je parle d'une chanson d'amour ?
Par les, champs, à la maison., travaux et peines.
De Jean tout seul, c'est la chanson.

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