Le chant du gave


Quand le berger s’éveille
Là-haut dans le vallon
De suite son oreille
S’emplit d’une chanson.
Il aime ce doux murmure
Qui monte du ruisseau
Bientôt calme et pure
Sa voix lui fait écho.

Lou gloù, lu ru lù, lu ru gloù
C’est le chant du ruisseau berceur
Tra là, la ra là
C’est le chant du berger rêveur
Lou gloù, lu ru lù, lu ru gloù
Ecoutez l’accent du bonheur ,
Va roule, roule, bondis toujours,
Va songe, songe à tes amours.

De la plage à la falaise
Où soupirent les grands fonds
Le fleuve qui s’apaise
Cotoie des bois profonds.
Tout près des appeaux perfides
La palombe va se poser
Mais soudain dans le vide
On la voit s’effondrer.

Rou coù, lou rou coù, lou rou coù,
Ah…Dans l’ombre un canon a lui
Fla fla…fla fla fla…fla fla fla
Un rameau craque, c’est fini
Flic floc, lo ric flic, lo ric floc
Un sanglot dans le slapotis.
Va vole, vole, bel oiseau bleu,
Va pleure, pleure, cœur généreux.

Au fond du ravin sauvage
Dans l’infernal fracas
Tu gardes ton courage
Pêcheur j’ai peur de toi.
Je viens chercher la truite
Quel que soit mon effroi
Il s’évanouit bien vite
Quand j’ai ferré ma proie.

Lou vloùm, lou rou loù, lou rou vloùm
C’est l’ouragan dans sa fureur
Ho oh! l ore lô, ho oh ho !
C’est la joie du hardi vainqueur
Lou vloùm, lou rou loù, lou rou vloùm
C’est la puissance et la splendeur.
Va, lance, lance, ton fin roseau,
Va gronde, gronde, dans le chaos.

Final :
O Gave, dans notre vie
Tu passes mystérieux
Mais par ta symphonie
Nous te comprenons mieux.
Pour moi elle est émouvante
En sa simplicité
Et c’est pourquoi je chante
O Gave, ta beauté.
O Gave, ta beauté.

Fermer