La chanson des forêts

L.Colonges-A.Jouberti

Lorsque la nuit, sous les plis de ses voiles
Vient assombrir la profondeur des bois
Seul et rêveur sous les yeux des étoiles
De la Forêt, j’aime écouter les voix
Le vent gémit sa grande symphonie
Le ruisseau court en disant sa chanson.
Rêvant, bercé par leur douce harmonie
Un rossignol chante dans les buissons.
Lorsque le vent du soir, comme un orgue sonore
Vibre dans les rameaux, les taillis, les genêts
Et lorsque l’oiseau chante en saluant l’aurore
L’écho redit au loin, la chanson des Forêts. (Bis)

En s’animant, la Forêt se réveille
Aux premiers bruits, aux premiers feux du jour
Dans le gazon sourit la fleur merveille
Sous les taillis l’oiseau chante d’amour
Dans les genêts et la verte bruyère
Vient murmurer la brise du matin
Le gai chevreuil bondit vers la rivière,
Le son du cor arrive au lointain.
Lorsque le vent du soir comme un orgue sonore
Vibre dans les rameaux, les taillis, les genêts
Et lorsque l’oiseau chante en saluant l’aurore
L’écho redit au loin la chanson des Forêts. (Bis)

Dans la forêt, quand passe la tempête,
J’aime la voix de l’aquilon grondeur
L’éclair de feu qui brille dur ma tête
Lorsque la foudre éclate en sa fureur
Je sens frémir dans les bruits de l’orage
Les chants sacrés des vieux bardes gaulois
Lorsque le druide enflammant leur courage
Coupais le gui sur le chêne de bois.
Quand l’aquilon gémit dans les branches du chêne
De nos vaillants aïeux rappelant les secrets
Parlant de la patrie et de grandeur prochaine
L’écho fait retentir, la chanson des Forêts. (Bis)

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