La flute du berger

(Etxahun, Traduction de Vignau)

Arrepic :
Quitter la terre de nos ancêtres et voyager au loin,
C’est l’aventure que bien des jeunes connaitront dès demain.
Dans leur jeunesse garçons et filles doivent faire leur vie,
Quitter leurs chères montagnes, quitter leur beau pays,
Quitter leurs chères montagnes, quitter leur beau pays.

Sur les collines et les vallons
Au bord de la rivière,
Entre les fleurs et les buissons
Et les belles bergères,
Entre tes doigts les plus beaux sons
A toutes les saisons,
Accepte mon petit berger
Demain je vais te quitter.
Je vais laisser tous mes amis,
Abandonner le pays.

Sur la cheminée d’un grand snob
Un jour je fus posée,
Recevant des coups de plumeau
Pour me dépoussiérer,
Triste destin de tes doux doigts
Ne faisant que pleurer,
Où es-tu mon petit berger,
Sans toi je vais m’ennuyer.
J’ai laissé là-bas mes amis,
J’ai quitté mon beau pays.

Pour l’Orient je pris la route
D’un charmeur de serpent.
Mes notes n’étaient que mensonges
Lancées au gré du vent.
Pour amuser tous les curieux
Qui se pressaient en rang,
Réjouis-toi petit berger
Nous allons nous retrouver.
Je reviens vers tous mes amours
Dans mon pays pour toujours.

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