Balade montagnarde

(E. Duplan)

Que pojam a plaser
E que cantam de plaser.
Ena montanha tot, tot açí qu’ei fabulós
E non i a pas mes urós que nos ;
Que pojam a plaser
E que cantam de plaser.
Era montanha qu’ei mes bèra qu’enas cançons
E non i a pas mes urós que nos.

Regarde dans le ciel tournoyer les rapaces :
Gypaètes, vautours, seigneurs des grands espaces ;
La mousse du sentier est si douce à nos pieds,
Entre les rhododendrons et les genévriers.
Regarde le miroir glacé du lac vert, tout là-bas ;
Les pics qui s’y reflètent ont tous la cime en bas ;
Dans le bois de sapins, je sais une clairière
Où nous désaltérer à la source d’eau claire.

Regarde vers le pic, des isards qui détalent
Droit vers les éboulis, les voilà qui dévalent ;
Et, sur leur velours vert, landines et pelades
Laissent paître à loisir les brebis par myriades.
Admire les gentianes, iris et ramondias,
Narcisses du poète, mais ne les cueille pas !
C’est le jardine sauvage de la faune et la flore,
Paradis montagnard du pays de Bigorre.

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