Le nomade

(G. Bourdens)

Je suis né un été dans la verte campagne,
En ce temps mes parents n’étaient que métayers.
Pendant plus de huit ans, misère pour compagne,
De demeure en demeure il m’a fallu aller.

Arrepic :
Je ne suis qu’un nomade parcourant les chemins,
Avec pour seuls amis mon fusil et mes chiens.
Pas même un jupon ne pourrait m’arrêter
Car avec mes chansons je ne fais que passer.

Tout comme un oisillon qui s’envole du nid,
Un jour je suis parti très loin gagner ma vie.
Mais le long de ma route ce n’était que rapace,
J’en porte encore les traces, mon coeur est en déroute.

Un jour je crèverai dans le creux d’un fossé,
Au bord d’une rivière ou au pied d’un rocher.
Mais qu’importe la vie d’un pauvre bohémien
Qui n’avait pour seuls amis qu’un fusil et des chiens.
…
J’ai fini ma chanson, je n’ai fait que passer.

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